Pascale Garnier, coach professionnelle en développement personnel

Qui est responsable jusqu’au pénal, civil si un salarié ou client attrape la COVID-19 chez moi ?

En quelques semaines, voire même en quelques jours, avec l’alerte à la pandémie mondiale, de nombreuses entreprises se sont vues contraintes de fermer leurs portes. D’autres, qualifiées comme essentielles, ont dû rester ouvertes et donc s’adapter. Afin de protéger salariés et clients, de nombreuses mesures d’hygiène ont donc été mises en place, les gestes dits “barrières”. C’est une organisation entière qui a été repensée. Pour les entreprises étant restées ouvertes, beaucoup de questions se sont posées quant au risque pénal engendré lors de l’exposition d’un salarié ou d’un client au coronavirus. 

L’entrepreneur doit, dans l’infrastructure, mettre en place « des mesures d’hygiène et de distanciation sociale, dites « barrières », définies au niveau national, [qui] doivent être observées en tout lieu et en toute circonstance » (Décr. n° 2020-293, art. 2). Il est donc recommandé de mettre en place toutes les mesures préconisées par le gouvernement afin d’éviter d’être sanctionné pour mise en danger d’autrui. Il faut donc que les entreprises puissent se justifier des mesures de prévention mises place.

Dans le cas où un salarié contracte la Covid-19

Deux possibilités. Soit le gérant n’a pas mis en place les gestes barrières. Dans ce cas il devient responsable en cas de décès ou d’Incapacité Temporaire de Travail (ITT). L’employeur peut donc être puni de 1 à 5 ans d’emprisonnement (selon si les règles mises en place n’ont pas été respectées par maladresse ou si elles n’ont pas du tout été mises en place, si il y a eu décès ou non de l’employé…) et de 15 000 à 75 000€ d’amende (même conditions). Sauf délégation de pouvoirs, le chef de l’entreprise est considéré comme responsable pénal de toutes règles d’hygiènes n’étant pas respectées.

Le but serait donc même d’étendre ces mesures barrières au-delà de celles décrétées (les objets touchés comme les poignées de portes, les stylos…) afin d’avoir une réelle prise en compte et une réelle justification auprès des juges. Il faut également se déresponsabiliser, ou juste assumer ses responsabilités, pas plus, afin d’éviter les distorsions cognitives.

Lorsque c’est possible, le télétravail reste tout de même la meilleure option.

Les distorsions cognitives sont des pensées qui vous torturent l’esprit, qui vous font voir tout en noir. Vous vous attardez sur des petits détails sombres alors qu’ils ne devraient même pas être vus. Mais tout n’est pas noir. Les distorsions cognitives peuvent vous mener à des conclusions hâtives ; un seul point négatif vous fait penser que tout est fichu, que vous n’y arriverez jamais et que la fin est déjà tracée. Ce que vous ressentez n’est pas obligatoirement la réalité.

C’est, à un moment donné, ce qui peut vous amener soit à vous faire culpabiliser de quelque chose que vous n’avez pas fait ; Soit à blâmer quelqu’un pour quelque chose que la personne n’aura pas faite. C’est pour toutes ces raisons qu’il est très important de prendre du recul sur les évènements. Faites attention aux petites choses, certes, mais sans être trop dur avec vous-même.

Troubles du sommeil et situations problématiques à gérer

Un sommeil de bonne qualité permet de consolider notre système immunitaire. C’est non-négligeable pendant cette période particulière. Il permet également d’être plus apaisé, de mieux gérer le stress et de prendre les bonnes décisions.

Pendant cette phase de notre vie, notre sommeil peut être altéré par beaucoup de facteurs : le manque de vie sociale ; le stress dû à la pandémie ou à la charge mentale (télétravail, enseignement à domicile des enfants…) ; le manque d’exercice extérieur ; le manque de détente… enfin, à toute sensation d’anxiété générale.

Beaucoup de facteurs impactent notre corps sur la qualité de sommeil. Quelqu’un qui ne sort plus (confinement oblige), se retrouve en manque de mélatonine (hormone du sommeil) ; nous n’avons plus d’horaires à respecter. Nous mangeons à des heures parfois très tardive, nous ne faisons plus de sport… tous ces facteurs sont en fait néfastes au sommeil. 

Pour mieux gérer les troubles de sommeil

Il est conseillé de faire une activité physique (marcher, faire une séance de sport, faire du yoga…) ; de maintenir des horaires réguliers afin de pouvoir se coucher et se lever à des heures “normales”. Que ce soit pour vous ou vos enfants, qui ont besoin de suivre un rythme pour ne pas se sentir stressés. Il est conseillé également de s’exposer au soleil. Le matin si possible. Ou d’essayer au maximum de le faire entrer par les fenêtres pour garantir un bon fonctionnement de l’horloge biologique.

Pour enlever une part de charge mentale, d’anxiété et de stress, n’hésitez pas à prendre un moment dans la journée pour laisser passer vos émotions dans votre corps. Parlez de la situation actuelle et de votre ressenti à un proche, ou même dans un cahier. N’hésitez pas non plus à partager des publications humoristiques dénichées sur les réseaux ; et à diminuer son temps d’écoute et de visionnage d’informations concernant l’épidémie. Une heure par jour serait en fait largement suffisant.

Tous ces petits conseils, une fois appliqués, vous feront peu à peu retrouver un sommeil réparateur. Si vous rencontrez des difficultés, n’hésitez pas à consulter un coach en développement personnel. Il pourra vous aider lors d’un coaching en face à face ou à distance !

Lorsque vous n’arrivez pas à vous endormir, ça ne sert à rien de rester sans rien faire en tournant en rond ; c’est là que vous vous dites “j’arrive pas à dormir” en boucle ; que vous commencez à réfléchir à tout et n’importe quoi. Alors que pour réussir à s’endormir il faudrait faire un vide dans sa tête. Pour se faire, je vais vous partager deux méthodes que j’aime apprendre à mes patients lors de coaching.

Les exercices de respiration

Tout d’abord, méthode simple et efficace pour se vider la tête, les exercices de respiration. Commencez par vous installer confortablement dans un endroit calme. Vous devez vous sentir en sécurité. Faites en sorte de ne pas dérangé par quiconque. Décroisez vos bras et vos jambes. Fermez vos yeux et inspirez bien par le nez en fermant la bouche en gonflant le ventre au rythme de l’air qui circule dans votre corps. Ramenez l’inspiration dans votre poitrine et bloquez-la 7 secondes. Puis expirez lentement en prenant soin d’explorer le circuit que fait le souffle dans votre corps. Faites le sortir par la bouche et bloquez votre respiration à nouveau 7 secondes. Cet exercice sera répété 7 ou 8 fois pour un apaisement complet. Il permet de faire le vide autour de soi.

Le deuxième exercice que je vous conseille est un exercice d’auto-hypnose, qui consiste à vous repasser votre journée. Lorsque vous êtes dans votre lit, au moment de vous coucher, repassez-vous votre journée en marche arrière dans votre tête (de maintenant, au réveil de ce matin). Ne vous inquiétez pas si vous oubliez des éléments, c’est pas grave. Le but n’est pas de vous prendre la tête. Un fois arrivés au réveil, repassez-vous le film de la journée en marche avant cette fois ci, mais en accéléré.

C’est à ce moment là que vous allez vous rendre compte que vous avez oublié certaines émotions que vous avez ressenties durant cette journée. Le but étant de les faire passer en accéléré afin de les percevoir sans les revivre. Une fois la boucle bouclée, repensez uniquement aux bons moments de la journée afin de dire à votre cerveau que ce sont ces moments-là que vous souhaitez renforcer.

Pascale Garnier, coach professionnelle en développement personnel.