Pascale Garnier, coach certifiée en développement personnel à Pelissanne.

Les changements grands ou petits de gestion impliquent une charge mentale

L’humain en général aime avoir des repères, un cadre bien précis. Il aime la routine pour avoir des habitudes et se sentir en sécurité. C’est ce qui lui permet de garder le cap, de s’enlever du stress. Mais dans notre vie, nous connaissons tous des changements auxquels nous devons faire face. Certains s’en sortent mieux que d’autres, certes, mais ces changements, qu’ils soient grands ou petits, impliquent une certaine charge mentale, pas toujours facile à gérer.

La charge mentale est en fait un poids cognitif, imperceptible, situé dans la sphère domestique.

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Au 17 Mars, face à l’annonce du confinement, nous avons vu notre quotidien être complètement chamboulé. De notre routine habituelle (métro-boulot-dodo), nous devions nous adapter à une vie 100% à la maison. Nous devions apprendre à adopter des gestes barrières inédits comme le port du masque et des gants, la distanciation sociale… Nous nous retrouvions enfermés avec notre conjoint.e et nos enfants, que nous devions garder. Une nouvelle méthode qu’est le télétravail est née pour un certains nombre de français, ou sans travail pour d’autres ; tout en continuant à faire les tâches ménagères habituelles, le ménage… Ce changement, qui a dû être mis en place et respecté tout juste 24 heures après son annonce, est venu chambouler notre quotidien. Mais comment faire pour s’en sortir, pour ne pas se sentir fatigué.e, épuisé.e ? Pour ne pas risquer le “burn-out parental” ou le burn-out tout court ?

Quand la potion est pire que le poison

Revenons sur le confinement. Pendant cette période, l’anxiété est montée à son niveau maximal ; autant chez les enfants, chez les adultes que chez les personnes âgées, autant chez les hommes que chez les femmes. Le fait de rester isolé, tous les jours, de ne voir personne ou très peu de monde, n’aide pas du tout à gérer ces problèmes d’angoisse. Même si nous savons que nous adapter à ces nouvelles habitudes était un besoin nécessaire. La difficulté de cette épreuve est qu’il faut tenir dans le temps, ne pas s’essouffler. Les nouvelles arrivent au fur et à mesure au début du confinement, 14 jours après 14 jours, puis un mois d’un coup, la pillule a eu du mal à être avalée pour beaucoup de monde. D’où l’importance du coaching que je peux vous proposer en cabinet ou à distance grâce aux réseaux sociaux à notre disposition.

En chiffre ? D’après une étude réalisée par le centre de Santé mentale de Shanghai, 35% des personnes interrogées (sur 53 000) déclarent avoir été en détresse psychologique.

Et pour cause, les facteurs de déclenchement sont nombreux ! Isolement, perte de revenus, ennui, logement précaire, manque de vie sociale, peur du virus, durabilité de cette période… De nombreux psychologues ont affirmé qu’il y aurait une grosse vague de stress post-traumatique après cet épisode.

Mais est-ce qu’après le confinement, au retour de la “liberté”, tout ira mieux ?

Les risques du déconfinement : identique au confinement déjà vécu

Ce 11 Mai dernier, la population française a pu retrouver quelques unes de ses libertés ; Comme pouvoir sortir de chez soi sans attestation ; pouvoir revoir ses amis et sa famille, pouvoir se balader jusqu’à 100 km autour de chez soi… Mais finalement, la charge mentale a-t-elle disparue avec le retour à la “presque-vie sociale” ?

En fait, la charge mentale est tout aussi présente pendant le confinement que pendant le déconfinement, car le virus est toujours présent. Il faut redoubler d’attention, en portant un masque, des gants, en respectant la distanciation sociale… autant de règles qu’on nous ressasse depuis le début de la pandémie. Certains préfèrent donc rester confinés, redoutant le virus, la pression, les transports en commun…; Tandis que d’autres retrouvent une vie quasi-normale ; certains continuent de travailler, depuis chez eux ou en retournant au bureau ; Tandis que d’autres se sont vus contraints de rester en chômage partiel (qui concernait tout de même 11,3 millions de français durant la période de confinement), sans avoir de date de fin à ces “vacances forcées”, et redoutant la reprise.

“Si l’environnement de travail est protecteur ça ira, sinon, avec un rythme accéléré de manière excessive, le retour au bruit, au stress, on risque de constater des ‘craquages’, et une déflagration d’ici un an.”

Ce que beaucoup de coachs en développement personnel psychologues ou tels que Marie Pezé redoutent, avec le déconfinement

S’apprendre pas à pas et toujours garder de la bande passante

Le problème majeur de cette période de crise sanitaire du Covid-19 est en fait lié à la durabilité. Combien de temps ça va durer ? Quand pourrons-nous reprendre notre vie d’avant ? Il faut tenir sur la durée, certes, mais comment ?

Tout d’abord, en diminuant son quotas d’heures passées à regarder, écouter ou lire les informations. Car au final, qu’est-ce que ça apporte de plus de connaître le nombre de morts à la minute près ? Regarder un bilan quotidien suffit amplement et permet de se sentir moins oppressé et submergé par la situation. Sans oublier de bien choisir sa source car les fake news sont désormais omniprésentes sur la toile.

Ensuite, en passant du temps “virtuel” avec ses proches, parler de ce que nous ressentons, de nos émotions, de nos peurs et nos craintes peut faire du bien. Demander à avoir un coaching peut bien sûr être une des solutions pour pouvoir se recentrer sur l’essentiel, pour son développement personnel. Il faudrait également réussir à créer une nouvelle routine et la garder tout au long de cette période. La routine permet en fait de se sentir en sécurité. Il faut également prendre du temps pour soi, pour lire ou faire une activité seul.e.

Une jeune maman nous partage sur Twitter la charte de confinement qu’elle a créé pour ses enfants.

Il faut malgré tout en garder sous le pied pour passer la ligne d’arrivée.

Prendre soin de soi

Prendre soin de soi dans une phase de la vie si complexe reste une des meilleures choses à faire. Que ça soit physiquement ou mentalement, il faut profiter de ces moments pour prendre du temps pour soi ; pour ses proches. En profiter pour essayer de positiver et distribuer un maximum d’ondes de bonheur. 

Il est important de se poser la question “Qu’est-ce que je veux et de quoi ai-je besoin, maintenant ?”.

  • Rire et sourire ! Ce sont des choses hyper importantes car ça envoie du positif à notre cerveau qui lui, nous renvoie de la joie. Regarder des films drôles, des vidéos sur internet… Des comptes sur le réseau social Instagram ont même été créé pour faire sourire (comme Mamouz par exemple).

Et alors que le monde s’effondre, menacé par la pire crise sanitaire mondiale en 100 ans, il y a eu une vague massive de gags, de mimes, de vidéos drôles et de bêtises générales. Nous avons peut-être peur, mais nous semblons déterminés à continuer de rire.”

— Tom McTague, journaliste, nous confirme
  • Le sport, le yoga, ou encore la méditation permettent de prendre du temps pour soi, de se sentir plus apaisé et de mieux dormir la nuit et qu’est-ce que ça fait du bien !
  • Si nous ne faisons pas partie de ces personnes qui se retrouvent contraintes de jongler entre travail, enfants, tâches ménagères… et que nous avons un peu de temps pour nous, il serait peut-être temps d’essayer de nouvelles choses ! Vous vouliez vous atteler à du tricot ? Lancez-vous ! Dessiner ? Peindre ? Écrire ? Faire une fresque sur le mur du salon ? Essayer le dernier tuto de vernis à ongles ? Go, go, go ! C’est maintenant ou peut-être jamais…
  • Se pomponner. Car même si vous vivez seul.e, se faire beau/belle, ne serait-ce que pour soi, ça fait du bien. Se regarder dans le miroir et se voir bien préparé.e envoie du positif au cerveau ; qui se fait ressentir sur notre mental.
  • Je me répète mais garder des habitudes, se recréer une routine est une chose très importante pour le bien-être de notre mental. Ne pas rester en pyjamas par exemple (ça peut inciter à la procrastination, qui engendre le manque de productivité… on s’en passera volontiers).
  • Mais surtout, n’hésitez pas à vous faire accompagner, que ce soit par vos proches ou lors d’un coaching en développement personnel. Ça ne peut qu’être que bénéfique, vous éviter la fatigue et le burnout et vous apporter bonheur et sérénité.

En bref, prendre soin de soi permet en fait de mieux gérer la situation !

Parenthèse très ouverte sur les femmes et leur place 

Le télétravail est plus mal vécu par les salariés femmes

Malheureusement, les femmes se retrouvent souvent avec plus de poids à porter que les hommes. Déjà par rapport au télétravail ; Selon une enquête menée par Olystic, 14% des femmes se sentent plus inquiètes en télétravail durant le confinement ; contre 6,2% chez les hommes ; 26% des femmes ne sont pas satisfaites du soutien apporté par leur manager contre seulement 19% chez les hommes. En effet, les femmes et les hommes ne vivent pas cette période de la même manière. Les femmes, en plus de leur travail, font environ 70% du travail familial et domestique (s’occuper des enfants, de plus avec l’école à la maison pour beaucoup, le ménage, la cuisine…). 43% des femmes se sentent de plus en plus fatiguées que d’habitude contre la moitié des hommes.

Quant un lieu d’insécurité devient le lieu de télétravail

De plus, le phénomène des femmes battues, qui est un véritable problème, est en hausse depuis le 17 Mars dernier. Après une semaine seulement, 30% de plaintes en plus ont été portées. Le gouvernement a donc décidé de mettre en place un certains nombre de dispositifs pour y lutter. 

Le numéro national 3919, à l’écoute plus que jamais.

@solidaritefemmes

Le numéro 3919, qu’on ne répètera jamais assez. Les pharmacies sont aussi devenues un nouveau lieu d’alerte. À compter du 1 Avril, et ce, jusqu’à la fin du confinement, un nouveau numéro a vu le jour. Le but est de pouvoir faire des signalements par SMS pour plus de discrétion au 114 (qui a comptabilisé plus de 300 alertes en l’espace d’un mois).

Devant les supermarchés, une vingtaine de points d’accompagnement ont été mis en place en France.

Puis, un tout nouveau dispositif a été mis en place, cette fois ci pour les auteurs des violences conjugales : le numéro 08.019.019.11, pour accompagner et aider psychologiquement les auteurs des violences.

Les femmes dirigent le monde !

Nous pouvons également nous attarder un peu sur les pays dirigés par des femmes ; Tels que le Taiwan, l’Islande, la Nouvelle-Zélande ou encore l’Allemagne. Ce sont des pays qui ont réussi à “limiter” la propagation du virus Covid-19.

L’Islande, dirigée par Katrín Jakobsdóttir, a été très prévenante par rapport à la pandémie. Elle proposait des tests déjà un mois avant même que le virus ne soit appelé Covid-19. Bilan : dix fois moins de décès étaient comptabilisés en Islande mi-avril par rapport à la France (rapporté à la population totale).

Tsai Ing-Wen dirigeante de Taïwan, a mis en place 124 mesures fortes bien avant que l’alerte ne soit lancée à l’échelle mondiale ; Comme la prise de température des passagers en provenance de Wuhan, par exemple.

Angela Merkel, surnommée “Mutti” (Maman) par les citoyens Allemands, qui ont écouté et suivis ses conseils et recommandations à la lettre.

Les femmes de tête feraient-elles preuve de plus de prévention, plus d’empathie, plus de franchise, de réactivité que les hommes ?

Certaines femmes ont également pu vivre des miracles de la nature. C’est le cas d’Angela Primachenko, hospitalisée à Vancouver et qui accouche, plongée dans le coma. Son histoire est à retrouver en bas de l’article.

Pascale Garnier Coach professionnelle en développement personnel à Pelissanne.